Histoire

lettrine_al'origine, le bourg était installé au lieu-dit "Les terres Noires" près de la Dive, sur la voie romaine de Doué la Fontaine à Poitiers et au niveau d'un des seuls passages à gué permettant de franchir le cours d'eau. En effet la Dive formait une zone marécageuse difficile à traverser. Une campagne de fouille de 1953, entre le parvis de St Pierre et les rives de la Dive ont mis à jour une villa gallo-romaine et des monnaies mérovingiennes fondues à Curçay même.
Le nom de Curçay est cité pour la 1ère fois dans les textes en 775 quand Charlemagne concède la propriété de la villa Curiacum à l'abbaye de St martin de Tours. Important pour l'histoire des édifices religieux de Curçay : au XIème siècle, Curçay est sur le chemin des reliques de St Philibert de Tournus.
Au XIVème siècle, les seigneurs de Curçay construisent le château pour "tenir la frontière du Loudunais" face aux Anglais. Le village vient alors trouver refuge au pied du château, tel qu'on peut le voir aujourd'hui. Curçay a compté jusqu'à 1500 habitants et a été chef-lieu de canton à la fin du XVIIIème siècle.


lettrine_aurçay a compté jusqu'à 4 paroisses. Saint Pierre, aujourd'hui seule au milieu des champs, était sans doute la première église paroissiale, que l'on transforme et embellit au fil des siècles. Lorsque le village se déplace, elle est peu à peu délaissée, jusqu'à ce que la toiture de la nef cède ; laissant définitivement l'édifice à l'abandon au profit de l'église Sainte Catherine, située dans le bourg actuel, et qui est en fait l'ancienne chapelle du château. Le cimetière attenant est resté quant à lui le cimetière communal actuel. Mais Saint Pierre n'était pas toute seule, puisque de l'autre côté du cimetière, à 100m de celle-ci, s'élevait une autre église : Saint Gervais dont il ne reste plus rien. Nous ne connaissons pas la date de fondation, mais seulement la date de 1ère mention dans un texte au début du XIVème siècle. Elle était encore desservie par un curé en 1649. L'autorisation de sa démolition est donnée en 1754. Autre édifice : Saint Hilaire, vers le carrefour des 5 routes, dans le Bois Ratelet. De cette église on pouvait encore voir en 1898 la crypte d'une église assez vaste. Il reste aujourd'hui des traces de la construction enfouie.

 

D.Decoudun & V. Nebelsztein, Les églises du Loudunais au XIème et XIIème siècles, Mémoire de D.E.A, Université de Poitiers, 1998.
Source CURÇAY, Le Comte DE RILLY, 1889

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